L’interprétariat, un métier pour communiquer

Il connaît au moins deux langues : sa langue natale et une langue étrangère. Son métier est de restituer la parole d'un orateur en langue étrangère dans la langue natale de l'interlocuteur ou vice versa. Les polyglottes sont capables de traduire une langue étrangère vers une autre. Les plus connus des interprètes sont ceux qui interviennent lors des grandes rencontres internationales. Un diplomate arabe peut s’adresser aux conférenciers avec son propre langage et les interprètes font le reste, c'est-à-dire, traduire et restituer aux auditeurs qui ne comprennent pas l’arabe les propos de ce diplomate arabe. Les touristes ont besoin de guide-interprète, les hommes d’affaire cherchent des interprètes spécialisés dans un tel ou tel domaine précis. Et même, les établissements publics comme les hôpitaux, les tribunaux, les prisons et centres sociaux, pour briser la barrière linguistique emploient des interprètes. Ces derniers se distinguent des traducteurs bien sûr, il y a une certaine similarité entre les deux métiers mais la grande différence réside dans le fait que l’interprète écoute et parle, le traducteur lit et écrit. Dans certain cas, un interprète ne traduit pas seulement le propos mais aussi le geste, le sentiment et parfois l’intention de l’orateur.

Le goût d’un apprentissage au quotidien

Le multilinguisme est le devise des interprètes, l’étude des langues dans tous ses détails est une base de départ pour eux. Avant de se spécialiser dans une branche du métier d’interprétariat, les cursus académiques classiques sont des étapes à ne pas brûler. L’interprétariat s'apprend grâce à une étude universitaire de 5 ans qui peut aller jusqu’à la maîtrise en interprétation, et toutes les matières sont approfondies puisque la polyvalence représente l'objectif à atteindre. C’est ainsi que les formations en matière économique, sociologique, juridique, psychologique sont dispensées dans ces établissements d’étude supérieure.

Les capacités linguistiques ne suffisent pas pour devenir un bon interprète. Le travail requiert une grande ouverture intellectuelle puisque le mode de travail exige des aptitudes à assimiler, à analyser et à mémoriser dans un laps de temps très limité. Quelque qualité personnelle doit faire partie de l’outil de travail dont la souplesse pour concilier la confrontation née de la différence de culture et d’éducation de l'orateur et des autres participants. L’interprète est donc appelé à faire un travail de médiation, il est discret, lorsque des sujets sensibles sont abordés lors d’une conversation. Le dynamisme, la faculté d’adaptation sont exigés pour l’interprète travaillant à l’intérieur d’un milieu de travail hostile.

Aucune avancée technologique n’est en mesure de remplacer le travail d’un interprète. Ce métier reste le travail d’une personne qui privilégie les contacts et les relations humaines. Seuls les outils de travail suivent le progrès technique : les ordinateurs, les liaisons sans fil comme les casques et micros, les cabines bien équipées sont des instruments efficaces pour l'interprète afin d'améliorer l’environnement dans l'accomplissement de son travail.

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